Qu’est-ce qu’une consultation ?

juillet 22, 2014 dans Général, la consultation de voyance, les capacités de voyance

Share

Une consultation de voyance est la rencontre de deux personnes : un consultant et un praticien.

Le praticien a pour tâche d’apporter au consultant des informations, des renseignements, des réponses à des problématiques rencontrées et en utilisant au mieux ses capacités de voyance.

La capacité de voyance

La capacité de voyance.

Autrement appelée capacité intuitive, psychique ou psi, c’est la capacité que possède un être humain à obtenir des informations sur un sujet donné sans moyen de communication conventionnels, verbaux ou non verbaux.

Le meilleur moyen de vérifier l’existence de cette capacité est de proposer à un sujet de décrire une cible (lieu distant ou objet quelconque) dont une photo se trouve dans une enveloppe scellée. Ce type d’expérience menée principalement aux Etats-Unis dans les décennies 70-80-90 du XXème siècle tend à montrer l’existence du phénomène et le fait que cette capacité est une propriété de la conscience. Voir à ce sujet les articles Voyance & recherche scientifique et Comment tester ses capacités de voyance.

 

Dans une consultation

Consultation Tarot de Marseille

Le praticien est supposé maîtriser cette capacité, comprendre comment elle fonctionne et être opérationnel pour l’employer à générer de l’information intuitive. Mais le fait pour un praticien de rencontrer le consultant, ou ne serait-ce que de l’entendre au téléphone produit une perturbation dans la voyance. La communication verbale ou non verbale, l’échange entre le praticien et le consultant amènent toutes sortes d’informations qui agissent tel un parasitage.

Le risque, pour le praticien, est de produire des informations déduites de ce que le consultant exprime consciemment ou inconsciemment. Ce sont des informations plutôt issue d’une sorte d’empathie ou de ce que d’aucuns appelleraient un calibrage avec le consultant, pas réellement intuitives donc.

Pour éviter cela, le praticien ne doit pas se reposer sur quoi que ce soit que « dégage » le consultant et encore moins se renseigner sur lui. Plus ce dernier parle et expose son problème, raconte sa vie, moins les informations fournies par le praticien relèvent d’une vraie voyance. Autrement dit, moins le praticien en sait sur son consultant, meilleure est sa voyance.

voyance et déductions logiques

C’est ce qui explique qu’un praticien posant des questions avant de commencer à parler ne fait pas réellement de la voyance. De même un praticien qui connait très bien son consultant parce qu’il l’a déjà rencontré plusieurs fois risque de confondre l’information intuitive perçue et l’information raisonnée et inconsciente issue de ce qu’il connait déjà de lui.

Dans ces conditions, pour un praticien, réaliser une consultation exige une posture proche de l’art martial mental consistant à constamment observer en lui d’où provient l’information qui se manifeste : est-ce une véritable perception intuitive ou une déduction de ce que le consultant vient de dire ; l’image flash jaillissant soudainement est-elle à prendre au premier degré, de manière symbolique ou est-elle simplement une construction imaginaire ?

Puisqu’il est impossible d’éliminer totalement la communication entre le praticien et le consultant, une consultation contiendra toujours un mélange d’informations purement intuitives et déduites. Charge au praticien d’en  avoir conscience et de reconnaître dans sa consultation, à quel moment ce qu’il dit, voit ou perçoit provient réellement de sa capacité de voyance et non d’une déduction inconsciente.

Que peut-on demander ?

Que peut-on demander dans une consultation de voyance

La consultation permet d’obtenir du renseignement sur n’importe quel sujet dans n’importe quel endroit et n’importe quand. Le cliché résumant la voyance à l’avenir provient d’une confusion depuis le début du XXème siècle entre ces termes bien spécifiques : clairvoyance (information indépendante  de l’espace) et précognition (informations sur une problématique future).

Une consultation peut aider à faire des choix et comprendre les différences entre plusieurs voies possibles. La consultation permet d’anticiper certaines difficultés, de mieux maîtriser ce qui se joue, ce que l’on fait, la manière dont on agit. La consultation permet d’avoir de nouvelles idées, d’imaginer des stratégies pour avancer dans sa vie auxquelles on n’avait pas pensé.

On peut ainsi par exemple comprendre ce qui se joue dans une relation, que celle-ci soit privée ou professionnelle, comprendre le caractère d’une personne, ses forces, ses faiblesses. On peut aussi obtenir le pronostic de l’évolution d’une situation donnée ou comprendre les raisons d’une difficulté passée. On obtient de l’information pour s’orienter plus efficacement.

Au final, une consultation doit vous permettre de mieux comprendre ce que vous vivez et comment vous orientez votre vie.

Apprendre la voyance ?

mars 19, 2014 dans la consultation de voyance, les capacités de voyance

Share

L’apprentissage de la voyance, mais de quoi parle-t-on ?

Power Of Ideas

On lit et on entend souvent que la voyance est un don, que cela ne s’apprend pas. Voilà une assertion un peu rapide qui stérilise toute discussion sans prendre soin de détailler ce de quoi on parle. Voyance est un terme fourre-tout qui comporte plusieurs significations.

À l’origine du mot, on en trouve un autre : clairvoyance. Inventé vers la fin du XIXème en Europe au moment où des scientifiques se regroupent pour mener les premières recherches en parapsychologie, il désigne la capacité d’un sujet à obtenir des informations sur une cible inaccessible à tous moyens sensoriels conventionnels. L’emploi de ce terme se retrouve dans les recherches menées sur Alexis Didier, un voyant prodigieux comme le nomme le philosophe Bertrand Meheust dans le livre éponyme qu’il lui consacre. Dans les innombrables tests auxquels il se prêta devant des publics de curieux, de savants ou de sceptiques, l’intéressé était capable de décrire ce qui se passait dans une autre pièce, l’intérieur de l’habitation d’une des personnes présentes, de décrire un livre tiré au hasard d’une bibliothèque. On parla initialement de clairvoyance pensant qu’il s’agissait d’un sens étroitement lié à celui de la vue.

Bertrand Meheust, éd les empécheurs de tourner en rond

Bertrand Meheust, éd les empécheurs de tourner en rond

C’est probablement aussi parce que tous les voyants étudiés utilisèrent abondamment le verbe « voir » pour expliciter leurs perceptions qu’on les nomma « clairvoyants » puis « voyants ».

C’est dans les années 20 que le terme « voyance » finit aussi par désigner la consultation. Le résultat de la rencontre entre un voyant et un consultant devient une « voyance ». On se fait « faire une voyance » comme on a pu, pendant l’Antiquité, aller « écouter l’oracle ». C’est à ce moment-là aussi que le terme prend la connotation de « prédire l’avenir ».

Apprendre la voyance ?

La voyance est souvent considérée comme un don, une disposition que certains ont et d’autres non. Les études statistiques menées sur des sujets doués et non doués ne permettent pas de prouver qu’il s’agit spécifiquement d’un don. Dans les faits, il semble que cette disposition soit une capacité, une propriété que chacun possède. Et comme toute capacité, on peut supposer d’une part que certains ont plus conscience que d’autres de la posséder et que d’autre part, d’aucuns savent mieux s’en servir que d’autres.

Apprendre à utiliser cette capacité n’est pas un non-sens. Au même titre que l’on peut entrainer et développer sa mémoire ou n’importe quelle propriété physique, utiliser sa capacité de voyance peut se stimuler, s’optimiser. Toutes les pratiques autour de la méditation sont bienvenues et fondamentales. Elles sont indispensables pour acquérir cette paix intérieure permettant de conscientiser les informations intuitives perçues. Des techniques existent pour améliorer la compréhension de ce qui se joue lorsque l’on met en œuvre ce fameux « 6e sens ». Quels sont les mécanismes cognitifs lorsqu’une information intuitive « arrive » ? Comment d’ailleurs reconnaître que ce qui vient à l’esprit est bien une information intuitive, un flash de voyance comme certains disent et pas le fruit de son imagination, une pure invention ?

Si la voyance est une capacité présente en chacun, l’utiliser correctement peut s’apprendre. Un grand nombre de praticiens apprennent seuls, comme des autodidactes en vérifiant l’adage que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Il en va ainsi de nombreux métiers artisanaux d’ailleurs. L’exercice professionnel de la voyance peut s’assimiler à ce type d’activité et on remarquera qu’en France, le statut d’un praticien déclaré est précisément le même que celui d’un artisan.

Quid de la consultation de voyance ?

Consultation

Faire de la voyance pour quelqu’un, c’est-à-dire recevoir une personne et réaliser une consultation en utilisant principalement sa capacité de voyance est-il quelque chose d’inné ? Y a-t-il vraiment des personnes douées pour cela et d’autres non ? Comme pour toute activité, il n’y a pas de raison pour qu’il n’y ait pas une part de talent. Accueillir quelqu’un et lui parler d’elle nécessite d’aimer les gens, et de posséder, à minima, un sens relationnel. Certains parlent d’une vocation pour un métier principalement structuré autour de l’idée que le voyant, de part ce qu’il dit, apporte une aide à celui qui le consulte. Qu’il soit pro ou amateur, le praticien se sent souvent fait pour cela et c’est probablement cela qui entretient l’idée du don de voyance.

Toutefois, des personnes peuvent être parfaitement douées du point de vue de la capacité de voyance et complètement inefficaces dans le face à face qu’est la rencontre avec un consultant. L’attente du consultant, son besoin d’entendre certaines réponses, son idée de la consultation sont autant d’aspects qui agissent comme des filtres dont le praticien doit savoir tenir compte. Une patience de sa part et une conscience de ce qui se joue entre lui et le consultant sont indispensables pour lui permettre de « parler » en produisant un maximum de voyance ; c’est-à-dire en explicitant des informations produites par la capacité intuitive en laissant de côté celles produites par toutes les déductions et analyses – souvent inconscientes – formées par la communication qui se joue avec le consultant et ses attentes.

Et tout cela peut s’apprendre. Un praticien soucieux de progresser comprendra probablement par lui-même au fil de ses consultations. « C’est en forgeant qu’on… ». Mais parfois, plutôt que de réinventer la roue dans son coin, on gagne à rencontrer d’autres praticiens, à s’initier auprès de gens qui ont effectué des recherches, à s’inspirer de l’expérience des aînés. C’est bien comme cela d’ailleurs qu’autrefois, on embrassait une carrière dans n’importe quel artisanat.

Pronostic ou prédiction, de l’importance des mots

septembre 4, 2013 dans la consultation de voyance

Share

Les mots ont du sens et selon le vocabulaire qu’il emploie, le voyant ne charge pas ses propos de la même intention. Prédiction se connote de cette idée qui sous-entend que toute vie humaine est régie en haut lieu par une destinée indélébile sur laquelle nous n’avons aucune prise et que le praticien, dans sa toute puissance, va révéler. Avec cette perception des choses, le voyant devient le lecteur d’un avenir implacablement joué d’avance. Le consultant dépourvu d’esprit critique subit une prise de pouvoir et risque d’avaler toute parole comme une vérité absolue. Pronostic est un terme prudent et garde-fou puisqu’il évoque des éventualités. En utilisant ce terme, le praticien commence par reconnaître qu’il n’est pas infaillible et que sa tâche consiste à décrire un avenir possible, le cheminement le plus « visible » parmi plusieurs alternatives. C’est la description de l’évolution la plus probable d’une situation ou de quelqu’un. 

Face à la prédiction « En achetant cette maison, vous découvrirez de nombreuses malfaçons », le consultant se retrouve avec le choix d’acquérir ou non finalement le bien qu’il convoite. S’il ne désire pas faire face à ce genre de soucis, il en cherche un autre. Mais s’il désire cette maison quoi qu’il en soit, l’information délivrée par le praticien lui permet d’anticiper : il peut vérifier le bien davantage, renégocier le prix, provisionner des travaux imprévus… Dans les deux cas, obtenir du renseignement sur son projet permet de le modifier.

« Au prochain conclave, le cardinal qui sera élu pape ne sera pas européen ». Si vous êtes fonctionnaire dans les Vosges, il y a peu de chance que vous puissiez y changer quelque chose. Si vous êtes un des 115 cardinaux électeurs, cette assertion pourra influer consciemment ou inconsciemment sur votre bulletin de vote.

C’est selon comment un consultant est impliqué dans ce qui lui est « prédit » qu’il peut agir et modifier le cours de ce qui est supposé lui arriver. Cela pose de nombreuses et passionnantes questions : le futur est-il écrit ? Une destinée prévaut-elle à la vie de tout être humain ? Le libre-arbitre existe-t-il ?

Dans une consultation de voyance, un praticien peut évoquer des faits futurs semblant gravés dans le marbre. Pourtant ceux-ci peuvent être modifiés selon que le consultant y joue un rôle. Cela signifie qu’avoir connaissance de son avenir, permet de le modifier… Perception de son futur et action sur celui-ci apparaissent comme les deux faces d’une seule pièce. Voilà une donnée dont un praticien, dans une consultation doit tenir compte et qui rappelle que selon comment nous agissons, projetons et même pensons, nous créons notre futur en imprimant dans la réalité ce qui ne sont au départ que des possibilités.

Consulter un voyant pour connaître ces possibilités et comprendre les chemins sur lequel on se trouve a davantage de sens que se faire prédire un avenir que l’on croit invariable. Car rien n’est permanent nous rappelle le Bouddhisme et tout change continuellement… y compris l’avenir supposément prédit par le praticien.

Déterminisme ou libre-arbitre, telle est la question qui en découle. Les philosophes s’interrogent sur le problème depuis Aristote. Attribuer un destin à l’homme c’est le conditionner à une conduite dictée par un Dieu tout puissant. Au IVème siècle, Saint Augustin conclut en l’existence d’un libre arbitre parce qu’il y voit l’explication de l’origine « de notre faculté de pécher ».

Mais au XVIIème siècle, Spinoza estime que le libre-arbitre est une illusion en ce sens que l’être n’a jamais totalement conscience des causes qui le poussent à agir. Mais on peut répondre que s’il travaille sur lui et apprend à se connaitre – et consulter un voyant y contribue – son libre-arbitre augmente nécessairement. Même si une prédestination existe bien sûr : sociale, culturelle, génétique, géographique, etc. Une fillette qui vient au monde dans une douillette maternité d’Île de France n’a pas la même « prédestination » que celle qui naît en même temps en plein conflit à Damas…

Consulter un voyant ? Mais pour quoi faire ?

juin 11, 2013 dans la consultation de voyance

Share

Faites un sondage et vous obtiendrez la réponse : « pour prédire son avenir ». Depuis un peu plus d’un siècle le terme de voyance est assimilé à la divination et aux prédictions qui n’en sont pas les véritables sens originels. Car voyance provient au départ du terme clairvoyance, lui-même défini à la fin du XIXème siècle pour dénommer la capacité d’un sujet à obtenir des informations sur une cible cachée et sans aucune communication usuelle.

À l’origine, pas de rapport spécifique avec le futur et il convient de parler de précognition ou de rétrocognition quand un sujet obtient des informations sur un évènement futur ou un évènement passé. Mais ces terminologies n’ont guère passé la frontière du monde de la parapsychologie avec celui du grand public. Dans les années vingt, les cabinets existent depuis longtemps mais c’est à cet époque d’entre deux guerres que le praticien qui l’occupe finit par devenir un « voyant », qu’on le consulte pour « se faire faire une voyance ».

Si un praticien peut obtenir des informations extrêmement variées sur des sujets divers indépendamment de l’espace et du temps, l’utilité d’une consultation peut se définir autour de trois axes :

 

1 – Fournir du renseignement :

C’est un point insuffisamment exploité par les consultants et les voyants eux-mêmes. Pourtant un voyant peut décrire un lieu distant, l’histoire d’un objet ancien, une situation en cours et tout simplement n’importe quelle problématique.

Dans le cadre d’une consultation par exemple, un voyant peut aisément décrire le cadre de travail actuel du consultant, ce qui s’y passe, ce qui s’y joue, ce de quoi on parle. Il peut expliquer comment celui-ci est perçu, où comment les affaires se passent à l’échelle de l’entreprise. Ces sont des données souvent très utiles à connaître parmi lesquelles se trouvent des informations que le consultant connait lui-même et qu’il peut donc contrôler.

De la même façon, une histoire familiale peut se trouver complètement décortiquée si le praticien décrit les relations entre les membres de la famille, leurs attentes, leurs déceptions, leurs joies, les évènements marquants…

 

Ce type d’information est détaché de l’aspect passé-présent-futur.

Au XIXème siècle, le prodigieux Alexis Didier plongé dans des états de conscience modifié s’illustrait de cette façon par sa capacité exceptionnelle à décrire des scènes se déroulant en même temps dans des lieux distants ou à lire dans des livres fermés sortis au hasard du rayon d’une bibliothèque. Quelques générations plus tard, c’est le polonais Ossowiecki qui stupéfie les chercheurs par ses capacités à dessiner intuitivement des dessins enfermés dans des enveloppes. Plus récemment, dans son projet de recherche archéologique intuitive mené en Egypte, Stephan Schwartz engage des voyants pour qu’ils décrivent à distance l’accès à des lieux précis. Quelques mois plus tard, à Alexandrie, ils mettent à jour des sites importants non encore découverts.

 

2 – Aide à la décision

Lorsqu’un choix s’impose, que l’on croule sous un flot d’informations, d’émotions ou que l’on se perd au milieu d’avis contradictoires, il n’est plus possible de décider rationnellement. Dans ces circonstances, consulter un voyant s’avère très utile. Il ne s’agit pas nécessairement d’agir ensuite en suivant à la lettre les propos du voyant mais tout au moins les mettre en perspective avec ce qui est connu et agir d’une manière plus maîtrisée.

Le but du praticien n’est pas de « trouver » ou de « prédire » ce que le consultant va faire – ce qui stériliserait sa volonté propre – mais de se projeter dans chacune des alternatives. Un consultant hésite à déménager ? Alors que se passe-t-il si le consultant reste là où il vit, comment se sent-il, quelles sont ses satisfactions, quels sont ses projets et quelles sont les déceptions ? Le voyant peut les décrire avant de répondre aux mêmes questions en se projetant dans l’autre alternative : et s’il déménage, comment vivra-t-il les choses ? Quel sera son niveau de satisfaction ? Pour le praticien, il s’agit de décrire les deux routes possibles et d’indiquer l’état de celles-ci de la même façon qu’un GPS révèle les voies rapides et les culs-de-sac. C’est le consultant qui ensuite décide d’emprunter tel chemin, en toute conscience.

 

3 – Pronostic

C’est la partie la plus attendue d’une consultation, celle pour laquelle la majorité des consultants font appel à un voyant.

Dans un premier temps, un praticien peut décrire comment, dans l’avenir, une situation donnée va évoluer. Dans le cadre d’une problématique de recherche d’emploi par exemple, il peut se projeter à différentes échéances et « voir » quand et comment le consultant retrouve du travail. De la même façon, il est aisé pour un praticien de détailler comment une liaison a de bonnes chances de se construire ou de se désagréger. C’est le pronostic d’évolution : comment quelque chose en cours, et connu du consultant va évoluer à court, moyen et long terme.

Mais dans un second temps, il est intéressant que le praticien puisse fournir du renseignement sur des éléments que le consultant ne connait pas encore. « Dans 5 années, votre vie professionnelle est marquée par bien moins de déplacements qu’aujourd’hui et il semble que le lieu de travail se confond avec le lieu d’habitation. » ; « Dans 10 ans, la personne vivant avec vous peint et vend tes tableaux régulièrement ; c’est une personne passionnée qui comme un vieux professeur, donne toujours des conseils et aime s’occuper des autres. » C’est ce genre d’assertion qui est attendue et pour laquelle, au moment de la consultation, le consultant n’a aucun feedback possible hormis quelques suppositions.

Obtenir des renseignements sur son futur permet de le modifier : on prend conscience de ce qui est et de ce qui pourra être. Selon ce qui est annoncé – « dans cette direction, c’est une impasse alors que dans celle-ci, c’est une autoroute », selon que l’on ait à participer ou non à ce qui est annoncé – « Le deuil de votre précédente relation est un préalable à toute nouvelle rencontre ; en refusant de passer ce concours, vous resterez coincé à votre poste », les évènements et les situations « prédits » peuvent varier. Le consultant qui a toujours la possibilité d’agir dans les situations qui le touchent augmente son libre arbitre. Là où d’aucuns estiment qu’une destinée indélébile préside, il est intéressant de constater que consulter un voyant autorise des prises de conscience qui rendent plus libres.

Le « parasitage » des consultants

mai 9, 2013 dans la consultation de voyance

Share

La semaine dernière une dame venue me consulter me demande ce que je perçois pour son fils au niveau de son travail. Elle croit bon d’ajouter avec emphase que tout va très bien pour lui, qu’il est bardé de diplômes, qu’il réussit formidablement… à se demander finalement pourquoi elle veut que je lui en parle…

C’est évidemment une manière de me glisser ce qu’elle a envie d’entendre, que tout va très bien, que son fils va poursuivre cette carrière si merveilleusement entamée. Je mets de côté ses désirs, lui demande de se taire et regarde ailleurs pour me laisser inspirer. Et alors les informations arrivent : le fils s’ennuie, il stagne et n’évolue plus dans ce travail qu’il a pourtant choisi lui-même. Pire, on le dénigre : il fait des bourdes, se trompe souvent et n’atteint pas ses objectifs ! Sa reconnaissance auprès de ces collègues décroit, sa motivation est atteinte. « Il veut partir Madame, il veut changer de vie. » La mère est choquée, dans quoi son fils, haut fonctionnaire, va-t-il se recycler ?

cadre

 

Dans cette consultation, le parasitage, c’est l’angoisse de la mère qui ne saisit pas la carrière de son fils. Je comprends également qu’il ne lui raconte rien de ce qu’il vit car le monde dans lequel il évolue lui est complètement étranger. Sa grille de lecture, ce sont les diplômes de son fils, son salaire et son sourire : tout va bien. Illusion entretenue parce que c’est ce qu’il lui assure, pour la rassurer sans doute et peut-être aussi pour avoir la paix. Le fils protège la mère – on peut comprendre – et la consultation aura apporté à la mère un éclairage nouveau à la compréhension de son fils.

Un soir assis en face de moi, un jeune homme pâle, en jogging, pas coiffé. Je m’intéresse à sa vie active et ignore sa nonchalance en fermant les yeux. Je le perçois donner des ordres, diriger, manager. Contexte professionnel sérieux et impeccable, des gens en costume… On y parle de droit, de patrimoine, d’argent sans doute… Rien à voir avec son allure face à moi : le consultant baille ostensiblement, il se gratte, regarde son téléphone ! Drôle de personnage et pourtant j’insiste : ce type est fait pour être cadre ; il aime le challenge et commander, c’est un ambitieux qui en veut. Finalement il confirme qu’il gère un portefeuille dans une banque et qu’il consulte pour savoir quand on lui confiera la direction de l’agence.
Ici le parasitage est la communication non verbale et l’allure extérieure du consultant extrêmement trompeuse. À la fin de l’entretien, il s’excuse : il a passé une heure en salle de sport pour évacuer la pression de la journée et n’a pas eu le temps de repasser chez lui avant de venir.
Ce petit exemple illustre qu’un praticien ne peut et ne doit en aucun cas faire reposer sa consultation sur ce type d’éléments extérieurs. Selon les sceptiques, les voyants ne font que compiler ce genre d’informations, c’est de la lecture froide.

couvert-dabeilles

Le parasitage peut être verbal ou non verbal. À chaque consultation, le praticien doit reconstituer une bulle et ne pas tenir compte du consultant assis en face de lui ou au bout du fil. Drôle de gymnastique donc puisque le client consulte précisément parce qu’il a un besoin d’écoute et d’une certaine prise en charge. Comment dans ce cas faire comme s’il n’existait pas ? Pourtant si l’on souhaite qu’un voyant délivre des informations les plus objectives possibles, il convient de ne pas le gêner en lui racontant sa vie, ou pire en lui expliquant ce qu’il serait arrangeant d’entendre… Pour faire fonctionner son « organe », le voyant doit éviter de se laisser contaminer par une empathie facile et trompeuse.
Comme une consultation ne peut se déshumaniser absolument et que les voyants sont des êtres sensibles, faire une consultation implique d’être très conscient de tous ces processus et de constamment composer avec.

D’où vient la divination ?

avril 17, 2013 dans la consultation de voyance

Share

Depuis qu’il sait penser et réfléchir, l’homme a toujours cherché à comprendre le sens de son existence. D’où vient-il, où va-t-il ? Ces questions métaphysiques ont tenté d’être résolues à toutes les époques et sur tous les continents faisant naître le plus souvent des courants de pensée, des traditions culturelles et des religions.
En ce début de XXIème siècle, alors que nous envoyons des sondes aux confins du système solaire, je crois que ces interrogations existentielles qui taraudent l’humanité sont toujours en suspens. Sans doute parce qu’il n’y a pas de réponse unique et définitive ; il appartient à chacun d’établir sa propre réponse si cela lui est nécessaire.

La divination est une activité aussi vieille que l’humanité. Comme je l’évoque ci-dessus, l’homme a toujours cherché à comprendre sa place dans l’univers mais surtout résoudre ses difficultés. Pour les premiers hommes par exemple, avant une importante migration, il était indispensable de savoir si celle-ci permettrait d’obtenir plus de nourriture sur le nouveau territoire conquis. Ainsi, on inventa des systèmes permettant d’anticiper l’avenir, basé sur l’écoute et le ressenti du monde autour de soi. Lectures de signes, interprétations de présages faisaient le quotidien des premiers hommes qui jouaient leurs survies à la moindre décision.

Le temple d'Appolon à Delphes

Ainsi nous retrouvons dans toutes les cultures, civilisations et traditions la présence d’êtres particuliers, dépositaires d’une connaissance et d’une sagesse avisée. Guérisseurs, mages, chamans, pas un continent, pas une ethnie, pas une tribu n’a échappé à leurs présences. D’une importance semblable à celle du chef et incarnant une valeur morale et spirituelle, ils apportaient les conseils et la sagesse à même de répondre aux questions de leurs semblables.

La divination était née et a ensuite traversé les âges, tantôt appuyée par les puissants, tantôt pourchassée. Elle s’est adaptée à notre monde et aujourd’hui, alors que nos sciences et nos technologies n’ont jamais été aussi performantes, les arts divinatoires, eux, n’ont jamais connu un tel engouement. C’est la preuve du malaise de l’homme occidental qui ne trouve toujours pas les réponses aux questions existentielles qu’il se pose depuis toujours.  » Qui suis-je ? « ,  » Où vais-je ? « ,  » Pourquoi ?  » ; l’homme face à sa vie a besoin d’un sens, d’un absolu, d’une vérité qui lui permet de se comprendre et d’avancer.