Qu’est-ce qu’une consultation ?

juillet 22, 2014 dans Général, la consultation de voyance, les capacités de voyance

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Une consultation de voyance est la rencontre de deux personnes : un consultant et un praticien.

Le praticien a pour tâche d’apporter au consultant des informations, des renseignements, des réponses à des problématiques rencontrées et en utilisant au mieux ses capacités de voyance.

La capacité de voyance

La capacité de voyance.

Autrement appelée capacité intuitive, psychique ou psi, c’est la capacité que possède un être humain à obtenir des informations sur un sujet donné sans moyen de communication conventionnels, verbaux ou non verbaux.

Le meilleur moyen de vérifier l’existence de cette capacité est de proposer à un sujet de décrire une cible (lieu distant ou objet quelconque) dont une photo se trouve dans une enveloppe scellée. Ce type d’expérience menée principalement aux Etats-Unis dans les décennies 70-80-90 du XXème siècle tend à montrer l’existence du phénomène et le fait que cette capacité est une propriété de la conscience. Voir à ce sujet les articles Voyance & recherche scientifique et Comment tester ses capacités de voyance.

 

Dans une consultation

Consultation Tarot de Marseille

Le praticien est supposé maîtriser cette capacité, comprendre comment elle fonctionne et être opérationnel pour l’employer à générer de l’information intuitive. Mais le fait pour un praticien de rencontrer le consultant, ou ne serait-ce que de l’entendre au téléphone produit une perturbation dans la voyance. La communication verbale ou non verbale, l’échange entre le praticien et le consultant amènent toutes sortes d’informations qui agissent tel un parasitage.

Le risque, pour le praticien, est de produire des informations déduites de ce que le consultant exprime consciemment ou inconsciemment. Ce sont des informations plutôt issue d’une sorte d’empathie ou de ce que d’aucuns appelleraient un calibrage avec le consultant, pas réellement intuitives donc.

Pour éviter cela, le praticien ne doit pas se reposer sur quoi que ce soit que « dégage » le consultant et encore moins se renseigner sur lui. Plus ce dernier parle et expose son problème, raconte sa vie, moins les informations fournies par le praticien relèvent d’une vraie voyance. Autrement dit, moins le praticien en sait sur son consultant, meilleure est sa voyance.

voyance et déductions logiques

C’est ce qui explique qu’un praticien posant des questions avant de commencer à parler ne fait pas réellement de la voyance. De même un praticien qui connait très bien son consultant parce qu’il l’a déjà rencontré plusieurs fois risque de confondre l’information intuitive perçue et l’information raisonnée et inconsciente issue de ce qu’il connait déjà de lui.

Dans ces conditions, pour un praticien, réaliser une consultation exige une posture proche de l’art martial mental consistant à constamment observer en lui d’où provient l’information qui se manifeste : est-ce une véritable perception intuitive ou une déduction de ce que le consultant vient de dire ; l’image flash jaillissant soudainement est-elle à prendre au premier degré, de manière symbolique ou est-elle simplement une construction imaginaire ?

Puisqu’il est impossible d’éliminer totalement la communication entre le praticien et le consultant, une consultation contiendra toujours un mélange d’informations purement intuitives et déduites. Charge au praticien d’en  avoir conscience et de reconnaître dans sa consultation, à quel moment ce qu’il dit, voit ou perçoit provient réellement de sa capacité de voyance et non d’une déduction inconsciente.

Que peut-on demander ?

Que peut-on demander dans une consultation de voyance

La consultation permet d’obtenir du renseignement sur n’importe quel sujet dans n’importe quel endroit et n’importe quand. Le cliché résumant la voyance à l’avenir provient d’une confusion depuis le début du XXème siècle entre ces termes bien spécifiques : clairvoyance (information indépendante  de l’espace) et précognition (informations sur une problématique future).

Une consultation peut aider à faire des choix et comprendre les différences entre plusieurs voies possibles. La consultation permet d’anticiper certaines difficultés, de mieux maîtriser ce qui se joue, ce que l’on fait, la manière dont on agit. La consultation permet d’avoir de nouvelles idées, d’imaginer des stratégies pour avancer dans sa vie auxquelles on n’avait pas pensé.

On peut ainsi par exemple comprendre ce qui se joue dans une relation, que celle-ci soit privée ou professionnelle, comprendre le caractère d’une personne, ses forces, ses faiblesses. On peut aussi obtenir le pronostic de l’évolution d’une situation donnée ou comprendre les raisons d’une difficulté passée. On obtient de l’information pour s’orienter plus efficacement.

Au final, une consultation doit vous permettre de mieux comprendre ce que vous vivez et comment vous orientez votre vie.

Apprendre la voyance ?

mars 19, 2014 dans la consultation de voyance, les capacités de voyance

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L’apprentissage de la voyance, mais de quoi parle-t-on ?

Power Of Ideas

On lit et on entend souvent que la voyance est un don, que cela ne s’apprend pas. Voilà une assertion un peu rapide qui stérilise toute discussion sans prendre soin de détailler ce de quoi on parle. Voyance est un terme fourre-tout qui comporte plusieurs significations.

À l’origine du mot, on en trouve un autre : clairvoyance. Inventé vers la fin du XIXème en Europe au moment où des scientifiques se regroupent pour mener les premières recherches en parapsychologie, il désigne la capacité d’un sujet à obtenir des informations sur une cible inaccessible à tous moyens sensoriels conventionnels. L’emploi de ce terme se retrouve dans les recherches menées sur Alexis Didier, un voyant prodigieux comme le nomme le philosophe Bertrand Meheust dans le livre éponyme qu’il lui consacre. Dans les innombrables tests auxquels il se prêta devant des publics de curieux, de savants ou de sceptiques, l’intéressé était capable de décrire ce qui se passait dans une autre pièce, l’intérieur de l’habitation d’une des personnes présentes, de décrire un livre tiré au hasard d’une bibliothèque. On parla initialement de clairvoyance pensant qu’il s’agissait d’un sens étroitement lié à celui de la vue.

Bertrand Meheust, éd les empécheurs de tourner en rond

Bertrand Meheust, éd les empécheurs de tourner en rond

C’est probablement aussi parce que tous les voyants étudiés utilisèrent abondamment le verbe « voir » pour expliciter leurs perceptions qu’on les nomma « clairvoyants » puis « voyants ».

C’est dans les années 20 que le terme « voyance » finit aussi par désigner la consultation. Le résultat de la rencontre entre un voyant et un consultant devient une « voyance ». On se fait « faire une voyance » comme on a pu, pendant l’Antiquité, aller « écouter l’oracle ». C’est à ce moment-là aussi que le terme prend la connotation de « prédire l’avenir ».

Apprendre la voyance ?

La voyance est souvent considérée comme un don, une disposition que certains ont et d’autres non. Les études statistiques menées sur des sujets doués et non doués ne permettent pas de prouver qu’il s’agit spécifiquement d’un don. Dans les faits, il semble que cette disposition soit une capacité, une propriété que chacun possède. Et comme toute capacité, on peut supposer d’une part que certains ont plus conscience que d’autres de la posséder et que d’autre part, d’aucuns savent mieux s’en servir que d’autres.

Apprendre à utiliser cette capacité n’est pas un non-sens. Au même titre que l’on peut entrainer et développer sa mémoire ou n’importe quelle propriété physique, utiliser sa capacité de voyance peut se stimuler, s’optimiser. Toutes les pratiques autour de la méditation sont bienvenues et fondamentales. Elles sont indispensables pour acquérir cette paix intérieure permettant de conscientiser les informations intuitives perçues. Des techniques existent pour améliorer la compréhension de ce qui se joue lorsque l’on met en œuvre ce fameux « 6e sens ». Quels sont les mécanismes cognitifs lorsqu’une information intuitive « arrive » ? Comment d’ailleurs reconnaître que ce qui vient à l’esprit est bien une information intuitive, un flash de voyance comme certains disent et pas le fruit de son imagination, une pure invention ?

Si la voyance est une capacité présente en chacun, l’utiliser correctement peut s’apprendre. Un grand nombre de praticiens apprennent seuls, comme des autodidactes en vérifiant l’adage que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Il en va ainsi de nombreux métiers artisanaux d’ailleurs. L’exercice professionnel de la voyance peut s’assimiler à ce type d’activité et on remarquera qu’en France, le statut d’un praticien déclaré est précisément le même que celui d’un artisan.

Quid de la consultation de voyance ?

Consultation

Faire de la voyance pour quelqu’un, c’est-à-dire recevoir une personne et réaliser une consultation en utilisant principalement sa capacité de voyance est-il quelque chose d’inné ? Y a-t-il vraiment des personnes douées pour cela et d’autres non ? Comme pour toute activité, il n’y a pas de raison pour qu’il n’y ait pas une part de talent. Accueillir quelqu’un et lui parler d’elle nécessite d’aimer les gens, et de posséder, à minima, un sens relationnel. Certains parlent d’une vocation pour un métier principalement structuré autour de l’idée que le voyant, de part ce qu’il dit, apporte une aide à celui qui le consulte. Qu’il soit pro ou amateur, le praticien se sent souvent fait pour cela et c’est probablement cela qui entretient l’idée du don de voyance.

Toutefois, des personnes peuvent être parfaitement douées du point de vue de la capacité de voyance et complètement inefficaces dans le face à face qu’est la rencontre avec un consultant. L’attente du consultant, son besoin d’entendre certaines réponses, son idée de la consultation sont autant d’aspects qui agissent comme des filtres dont le praticien doit savoir tenir compte. Une patience de sa part et une conscience de ce qui se joue entre lui et le consultant sont indispensables pour lui permettre de « parler » en produisant un maximum de voyance ; c’est-à-dire en explicitant des informations produites par la capacité intuitive en laissant de côté celles produites par toutes les déductions et analyses – souvent inconscientes – formées par la communication qui se joue avec le consultant et ses attentes.

Et tout cela peut s’apprendre. Un praticien soucieux de progresser comprendra probablement par lui-même au fil de ses consultations. « C’est en forgeant qu’on… ». Mais parfois, plutôt que de réinventer la roue dans son coin, on gagne à rencontrer d’autres praticiens, à s’initier auprès de gens qui ont effectué des recherches, à s’inspirer de l’expérience des aînés. C’est bien comme cela d’ailleurs qu’autrefois, on embrassait une carrière dans n’importe quel artisanat.

Comment tester ses capacités de voyance : un travail en aveugle est indispensable

juillet 22, 2013 dans les capacités de voyance

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C’est la question que se sont posée les chercheurs dès le XVIIIème siècle pour savoir si un être humain est capable de donner des informations valides sur quelque chose dont il ignore tout et ce, sans user de moyens conventionnels. L’idée étant de savoir si une conscience individuelle peut percevoir des données réelles sur une problématique distante dans l’espace et/ou dans le temps.

Comment tester les capacités de voyance : un travail en aveugle est indispensable

C’est au Stanford Research Insitute en Californie que ces recherches se formalisent principalement au début des années 70 et aboutissent à un protocole scientifique rigoureux. Avec Ingo Swann, leur sujet psi, Russel Targ et Hal Puttof mettent au point une stratégie permettant d’observer l’apparition d’informations purement intuitives.

Ingo Swann

Ingo Swann

La base du protocole repose sur la définition d’une problématique cible (un objet, une personne, un lieu,… ), un travail en aveugle et l’analyse objective des informations obtenues. L’expérience consiste, pour le voyant, à dire tout ce qu’il perçoit à propos de la cible. Il ignore ce qu’est la cible mais doit fournir des renseignements suffisamment précis à l’aide de ses facultés intuitives. La cible pouvant être tout et n’importe quoi, si le voyant évoque une chute d’eau, des cascades et un pays lointain alors que la cible est une vieille commode Louis XV dans une pièce du château de Versailles, on convient que l’expérience est un échec. Si en revanche il perçoit des dorures, des drapés, une ambiance de raffiné, des odeurs d’encaustique dans une vieille demeure bourgeoise, on pourra penser que les informations fournies proviennent de ses capacités intuitives.

Dans les faits, les protocoles sont beaucoup plus exigeants. Si l’on veut établir la réalité du phénomène de voyance, il convient de répéter l’expérience un grand nombre de fois et de confronter les résultats obtenus à ce que « au hasard », ou « par chance », on pourrait très bien parvenir à faire. Décrire que la cible est haute, métallique, architecturée et touristique alors que celle-ci est la Tour Eiffel, pourrait après tout, très bien être le fruit d’un coup de chance. Mais si ce niveau de précision est obtenu régulièrement, pour un nombre statistiquement significatif d’expériences, on peut dire qu’il se passe quelque chose. Et si l’on élimine tous les biais expérimentaux, la moins mauvaise explication peut être que le phénomène de voyance existe.

A un niveau plus trivial, prouver l’existence de la voyance ou mesurer la réalité des capacités d’un voyant est souvent associée à la pertinence des consultations qu’il réalise. Or, quand on analyse l’interaction entre un consultant et un praticien, il devient extrêmement complexe de réellement « mesurer » ce qui relève réellement de « voyance ». Une consultation peut potentiellement s’emplir d’informations induites par de la communication non verbale, des déductions inconscientes qui échappent bien souvent au praticien lui-même. Cela n’empêche pas, heureusement, que des informations issues de perceptions intuitives réelles apparaissent dans la consultation ! Car c’est bien là le job du voyant : faire que sa voyance soit le principal outil en jeu dans la consultation.

Pour un praticien rigoureux, éprouver ses capacités de voyance ne peut se faire correctement sur la seule appréciation de ses consultations. Quelle appréciation d’ailleurs ? La sienne ou celle de ses clients ? Et avec quel recul ? Un jour, un mois, un an, dix ans ?

Dans cette démarche, le travail en aveugle sur une cible choisie par un tiers est une bonne clé de départ. Et il s’agit ici de remote viewing, terme employé pour désigner ce protocole de travail. Voir comment fonctionnent ses capacités de voyance et entrainer celles-ci juste par la pratique de consultations est insuffisant.

Cadillac Ranch remote viewed by Alexis Tournier

Cadillac Ranch remote viewed by Alexis Tournier

Si vous désirez vous entrainer, demandez par exemple à un proche de sélectionner un lieu précis, quelque part dans le monde. Ce peut être un site particulier comme la place du Trocadéro ou les chutes du Niagara ou encore les vestiges d’un château non loin de chez vous. Peu importe mais dites-lui d’éviter de choisir un endroit trop grand qui s’étale sur des kilomètres carrés tel qu’une ville complète ou une région. Demandez à cette personne de noter le nom de ce lieu sur une feuille de papier et de l’enfermer dans une enveloppe. Ceci afin d’éviter des doute quant à la validité de l’expérience. Ensuite, laissez-vous aller, prenez une feuille et notez toutes les impressions qui viennent à votre esprit. Faites des croquis si vous le souhaitez et au bout d’une vingtaine de minutes, faites un résumé des informations les plus prégnantes. Enfin, ouvrez l’enveloppe avec votre ami et comparez avec votre description. Assurément, vous serez surpris des résultats.

Refaites l’exercice régulièrement, tenez un cahier de travail et vous appréhenderez de mieux en mieux comment fonctionnent vos capacités de voyance.

Pompeii remote viewed by Alexis Tournier

Pompeii remote viewed by Alexis Tournier

L'arc de Triomphe remote viewed by Alexis Tournier

L’arc de Triomphe remote viewed by Alexis Tournier

Comment voit un voyant ?

avril 24, 2013 dans les capacités de voyance

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Le terme « voir » est impropre et ne reflète pas le fonctionnement de la voyance, en dépit du nom que porte le phénomène. Voyance n’est que la contraction du terme « clairvoyance » qui fut créé au début du XXème siècle pour désigner un phénomène de perception dit extrasensoriel. À partir des années 20, on emploie le terme voyance autant pour désigner la capacité en jeu que pour parler de la consultation. Voyance, aujourd’hui se confond également avec la précognition ce qui laisserait supposer que mettre en jeu ses capacités de voyance ne concerne que l’avenir.

La capacité de voyance telle que définie originellement peut s’établir comme la capacité permettant d’obtenir des informations sur un sujet donné sans moyens conventionnels ; autrement dit sans aucune forme de communication et sans moyens sensoriels courants.

oeil

Par abus de langage, on emploie volontiers le verbe « voir » mais la voyance n’est pas proprement visuelle. Ressentir, percevoir sont des termes plus justes qui reflètent davantage l’expérience du voyant lorsqu’il fait de la voyance. Car c’est bien tout le corps du praticien qui est en jeu dans le processus. La voyance, c’est d’abord de l’information brute qui est perçue. Celle-ci est décodée par le système nerveux en produisant des sensations kinesthésiques et visuelles, mais aussi des sons, des odeurs, des goûts  Ces sensations s’assemblent entre elles et forment des images qui donnent du sens. Ce processus, rapide et fugace, ressemble beaucoup à la manière dont remonte un souvenir. Un souvenir, c’est un cocktail de sensations qui ne sont pas que visuelles : il contient des ambiances, des odeurs, toute une gamme de feelings qui ressemblent tout à fait à la manière dont se manifestent les informations lorsqu’elles sont perçues de manière intuitive.

L’expression des informations perçues est une étape cruciale dans le processus de voyance. Si percevoir est probablement donné à tout le monde, décoder, décrire et exprimer ce qui est perçu requiert du talent. C’est évident ne serait-ce que parce qu’il faut du vocabulaire pour les mettre en mots et leur donner une réalité compréhensible par le client qui est assis en face du praticien par exemple. Mais le talent du voyant est aussi dans la vigilance et la compréhension de ce qui se joue en lui. D’un point de vue cognitif, dès que l’on perçoit quelque chose, le cerveau l’interprète, donne du sens, fabrique des images, de manière automatique et souvent inconsciente… Les informations intuitives initialement perçues se retrouvent alors mélangées avec des informations reconstruites, produites par le voyant lui-même. Et ces dernières peuvent être erronées. À lui de les reconnaître comme telles pour ne tenir compte que de ce qui est juste, bien sûr.

La voyance et la recherche scientifique

avril 23, 2013 dans les capacités de voyance

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Contrairement à ce que l’on imagine, tous les scientifiques ne considèrent pas la voyance avec dédain, comme un sujet dénué d’intérêt juste bon à amuser les foires et les petites gens. En vérité, la voyance est depuis la fin du XIXème siècle un sujet d’étude de la parapsychologie. Ce terme créé en 1889 par le philosophe allemand Max Dessoir désigne l’étude des phénomènes encore inconnus, rapportés depuis l’aube de l’humanité et se manifestant selon lui « à la zone frontière entre les états psychologiques habituels et des états pathologiques » Dans la nomenclature des phénomènes étudiés, sont très vite désignés par l’anglais Richard Burton, sous le terme PES Perception ExtraSensorielle (ou ESP en anglais) la télépathie, la clairvoyance et la précognition.

La télépathie désigne la capacité de transmettre une information à distance entre deux individus, la clairvoyance ou vision à distance est celle de recueillir des informations se déroulant en même temps sur un sujet donné ou sur un lieu éloigné, la précognition est celle d’obtenir des informations sur des évènements non encore arrivés. Bien entendu, les PES excluent l’usage des cinq sens habituels, la communication explicite (celle transmise par la parole) et la communication implicite (expressions du visage, gestes, position du corps…)
Le terme voyance est la contraction du mot clairvoyance et représente à la fois la vision à distance et la précognition. L’idée selon laquelle la voyance permet de voir dans le futur est réductrice et est employé en France depuis à peine un siècle avec l’essor après la première guerre mondiale des cabinets de voyance ayant pignon sur rue. Mais associer la voyance à l’obtention d’information sur le futur est réducteur puisque l’étude du phénomène, révèle que tout se passe comme si le temps n’existait pas vraiment. En outre un voyant peut parfaitement obtenir des informations qu’il ne connaît pas concernant le passé de l’objet étudié. Dans ce cas, on parle alors de rétrocognition.

La recherche sur les perceptions dites extrasensorielles a débuté à la fin du XIXème siècle à Londres avec la constitution de sociétés savantes telle que la « Society for Psychical Research ». Des physiciens de renoms tels que William Crookes ou William Barret commencent à étudier des « sujets psis » en observant les capacités paranormales de personnes douées. En France c’est en 1919 qu’est fondé l’Institut Métapsychique International (IMI) auquel le prix Nobel de médecine 1913 Charles Richet et l’astronome Camille Flammarion apportent un concours certain. Mais ce sont dans les années 30, aux Etats-Unis, que la recherche fait un grand pas en avant. Sous l’impulsion du biologiste Joseph Banks Rhine, les études se structurent en laboratoire, à l’aide d’appareils et de contrôle et de protocoles rigoureux. Les résultats produits en grand nombre et répétés sur plusieurs sujets pendant des années sont analysés statistiquement et confrontés aux lois des probabilités.

Joseph Banks Rhine et les cartes Zener

Joseph Banks Rhine et les cartes Zener

Lors s’une série d’expérimentations, si le sujet obtient un nombre de résultats positifs supérieurs à ce que statistiquement, le hasard permettrait d’obtenir, il y a « une anomalie ». Celle-ci devient « statistiquement significative » s’il n’y a pas plus de 5 chances sur 100 que les résultats aient été trouvés au hasard, par simple chance. En 70 ans, de nombreux protocoles d’expérience ont été mis en œuvre, en Angleterre en ex-URSS ainsi qu’aux Etats-Unis où le plus célèbre d’entre eux reste le programme de recherche Star Gate financé par le gouvernement américain. En 1974 et pendant 22 ans, la DIA puis la CIA ont coordonné et dépensé plusieurs millions de dollars pour mener des recherches sur un mode de communication « non conventionnel » appelé ensuite « remote viewing » et entrainer une équipe. L’armée américaine aura ainsi recours, à plusieurs reprises aux services d’agents de renseignement militaire entrainés au remote viewing pour décrire à distance des cibles stratégiques, découvrir des caches ou retrouver des prisonniers avec parfois pour seule base des coordonnées de longitude et de latitude. Le plus célèbre d’entre eux est Joseph McMoneagle, récompensé par la légion du mérite en 1984 en remerciement pour ses services rendus.

Joseph Mcmoneagle DR

Aujourd’hui, même si ces recherches ne font pas l’objet d’un consensus clair, pour plusieurs scientifiques tels que Russel Targ ou Dean Radin, l’existence des capacités de voyance est un fait. Pour eux, il ne s’agit plus de savoir si cela existe ou non mais de comprendre leur mécanisme et les différentes applications possibles. On sait par exemple qu’en faisant travailler un groupe de médiums sur une problématique donnée, on obtient un ensemble d’informations dont certaines sont semblables. En recoupant celles qui sont récurrentes, on obtient un faisceau de données amenant des renseignements pertinents et le plus souvent très fiables… C’est le protocole de travail privilégié par Stephan Schwartz on sein de la Moebius Society qui lui permet dès la fin des années 70 de retrouver des épaves et de mener à bien un vaste projet de recherche archéologique pour retrouver des sites non encore découverts à Alexandrie en Egypte. On imagine combien il pourrait être intéressant de tester un groupe de médiums dans le cadre d’une disparition par exemple…

Stephan Schwartz

Stephan Schwartz

Stephan Schwartz et Georges McMullen
Stephan Schwartz et Georges McMullen

 

 

 

Qui peut être voyant ?

avril 23, 2013 dans les capacités de voyance

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L’idée qui prévaut aujourd’hui est celle selon laquelle, la capacité de voyance est présente dans la nature comme une propriété du vivant. Habilité, capacité, potentiel… Aussi sûrement que nous possédons tous une faculté de mémoire, nous avons également ce que d’aucuns, au sein de la communauté des parapsychologues, nommèrent un temps « une fonction psi ».

Crowd of blurred people

Capacité présente en chacun de nous, il nous appartient de la développer ou plutôt : d’apprendre à l’utiliser. Car en la matière, notre société ne nous apprend rien. Construit sur la maîtrise et la connaissance issue de processus raisonnés, le paradigme actuel ignore tout simplement l’idée qu’une forme de connaissance spontanée et indubitable puisse exister sans avoir recours à un processus intellectuel.
Pourtant les témoignages de gens vivant ou ayant vécu des expériences exceptionnelles correspondant à des expériences télépathiques avec un proche, de précognition d’évènement futur ou de clairvoyance sur une cible éloignée dans l’espace, sont nombreux. S’ils n’établissent pas une preuve en soi, ils attestent que les expériences dites paranormales sont fréquentes. Suffisamment en tout cas pour susciter l’intérêt de certains scientifiques dès la fin du XIXème siècle et d’en envisager l’étude. (Voir parapsychologie).

Il semble que la capacité de voyance s’épanouisse de manière naturelle chez les gens sensibles, créatifs possédant de l’originalité, une grande indépendance ou un coté solitaire, une franche ouverture d’esprit et bien souvent un grand sens artistique et esthétique. Cela semble évident : l’expression de ses perceptions relève principalement d’une habilité à être à l’écoute de ses sensations et de ces émotions. Exprimer ce qui est « vu » implique d’avoir une certaine ouverture de conscience à soi-même et aux autres pour observer et décrire ce qui se joue en soi. Bien se connaître est nécessaire et avoir une souplesse avec « son monde intérieur » indispensable. A contrario, les personnes percluses de processus analytiques ont bien plus de mal à « lacher prise », à « taire leur mental » et être à l’écoute de leurs sensations : pour elle la voyance semble un monde totalement étranger.

Répartition probable du talent à utiliser ses capacités de de voyance

Répartition probable du talent à utiliser ses capacités de de voyance

De nombreux voyants pros racontent avoir développé leurs capacités intuitives grâce (ou à cause) à un parcours de vie compliqué, une enfance douloureuse ou des événements traumatisants. Pour eux, l’utilisation et le développement de cette capacité semble avoir joué comme un fusible : la voyance s’épanouit brutalement comme pour éviter au sujet de sombrer totalement. D’autres racontent s’être mis à « voir » précisément suite à des chocs violents, physiques ou psychologiques.
Si la voyance est une capacité possédée par tous, on peut supposer comme pour n’importe quelle capacité qu’il existe des sujets doués et d’autres moins. Dans la population, la représentation graphique de la répartition devrait être identique à celle d’une courbe de Gauss (en cloche). Aux deux extrémités se trouvent les doués et les pas doués du tout et au centre, plus ou moins près, la majorité de la population. Cela dit, comme pour toute capacité, l’entrainer et la développer ne sont pas des projets impossibles. Dans les années trente JB Rhine obtenait des résultats significatifs avec des sujets qui s’estimaient peu doués mais qui acceptaient de s’entrainer. Des expériences menées sur des sujets plongés en état d’hypnose légère ou dans des états de conscience modifiée montrent des résultats. Pour le chercheur Stephan Schwartz, tout le monde est capable de mettre en œuvre ses capacités de voyance et le premier exercice le permettant est la pratique quotidienne de la méditation.