La voyance et la recherche scientifique

avril 23, 2013 dans les capacités de voyance

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Contrairement à ce que l’on imagine, tous les scientifiques ne considèrent pas la voyance avec dédain, comme un sujet dénué d’intérêt juste bon à amuser les foires et les petites gens. En vérité, la voyance est depuis la fin du XIXème siècle un sujet d’étude de la parapsychologie. Ce terme créé en 1889 par le philosophe allemand Max Dessoir désigne l’étude des phénomènes encore inconnus, rapportés depuis l’aube de l’humanité et se manifestant selon lui « à la zone frontière entre les états psychologiques habituels et des états pathologiques » Dans la nomenclature des phénomènes étudiés, sont très vite désignés par l’anglais Richard Burton, sous le terme PES Perception ExtraSensorielle (ou ESP en anglais) la télépathie, la clairvoyance et la précognition.

La télépathie désigne la capacité de transmettre une information à distance entre deux individus, la clairvoyance ou vision à distance est celle de recueillir des informations se déroulant en même temps sur un sujet donné ou sur un lieu éloigné, la précognition est celle d’obtenir des informations sur des évènements non encore arrivés. Bien entendu, les PES excluent l’usage des cinq sens habituels, la communication explicite (celle transmise par la parole) et la communication implicite (expressions du visage, gestes, position du corps…)
Le terme voyance est la contraction du mot clairvoyance et représente à la fois la vision à distance et la précognition. L’idée selon laquelle la voyance permet de voir dans le futur est réductrice et est employé en France depuis à peine un siècle avec l’essor après la première guerre mondiale des cabinets de voyance ayant pignon sur rue. Mais associer la voyance à l’obtention d’information sur le futur est réducteur puisque l’étude du phénomène, révèle que tout se passe comme si le temps n’existait pas vraiment. En outre un voyant peut parfaitement obtenir des informations qu’il ne connaît pas concernant le passé de l’objet étudié. Dans ce cas, on parle alors de rétrocognition.

La recherche sur les perceptions dites extrasensorielles a débuté à la fin du XIXème siècle à Londres avec la constitution de sociétés savantes telle que la « Society for Psychical Research ». Des physiciens de renoms tels que William Crookes ou William Barret commencent à étudier des « sujets psis » en observant les capacités paranormales de personnes douées. En France c’est en 1919 qu’est fondé l’Institut Métapsychique International (IMI) auquel le prix Nobel de médecine 1913 Charles Richet et l’astronome Camille Flammarion apportent un concours certain. Mais ce sont dans les années 30, aux Etats-Unis, que la recherche fait un grand pas en avant. Sous l’impulsion du biologiste Joseph Banks Rhine, les études se structurent en laboratoire, à l’aide d’appareils et de contrôle et de protocoles rigoureux. Les résultats produits en grand nombre et répétés sur plusieurs sujets pendant des années sont analysés statistiquement et confrontés aux lois des probabilités.

Joseph Banks Rhine et les cartes Zener

Joseph Banks Rhine et les cartes Zener

Lors s’une série d’expérimentations, si le sujet obtient un nombre de résultats positifs supérieurs à ce que statistiquement, le hasard permettrait d’obtenir, il y a « une anomalie ». Celle-ci devient « statistiquement significative » s’il n’y a pas plus de 5 chances sur 100 que les résultats aient été trouvés au hasard, par simple chance. En 70 ans, de nombreux protocoles d’expérience ont été mis en œuvre, en Angleterre en ex-URSS ainsi qu’aux Etats-Unis où le plus célèbre d’entre eux reste le programme de recherche Star Gate financé par le gouvernement américain. En 1974 et pendant 22 ans, la DIA puis la CIA ont coordonné et dépensé plusieurs millions de dollars pour mener des recherches sur un mode de communication « non conventionnel » appelé ensuite « remote viewing » et entrainer une équipe. L’armée américaine aura ainsi recours, à plusieurs reprises aux services d’agents de renseignement militaire entrainés au remote viewing pour décrire à distance des cibles stratégiques, découvrir des caches ou retrouver des prisonniers avec parfois pour seule base des coordonnées de longitude et de latitude. Le plus célèbre d’entre eux est Joseph McMoneagle, récompensé par la légion du mérite en 1984 en remerciement pour ses services rendus.

Joseph Mcmoneagle DR

Aujourd’hui, même si ces recherches ne font pas l’objet d’un consensus clair, pour plusieurs scientifiques tels que Russel Targ ou Dean Radin, l’existence des capacités de voyance est un fait. Pour eux, il ne s’agit plus de savoir si cela existe ou non mais de comprendre leur mécanisme et les différentes applications possibles. On sait par exemple qu’en faisant travailler un groupe de médiums sur une problématique donnée, on obtient un ensemble d’informations dont certaines sont semblables. En recoupant celles qui sont récurrentes, on obtient un faisceau de données amenant des renseignements pertinents et le plus souvent très fiables… C’est le protocole de travail privilégié par Stephan Schwartz on sein de la Moebius Society qui lui permet dès la fin des années 70 de retrouver des épaves et de mener à bien un vaste projet de recherche archéologique pour retrouver des sites non encore découverts à Alexandrie en Egypte. On imagine combien il pourrait être intéressant de tester un groupe de médiums dans le cadre d’une disparition par exemple…

Stephan Schwartz

Stephan Schwartz

Stephan Schwartz et Georges McMullen
Stephan Schwartz et Georges McMullen